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Jean Baptiste Marie VIANNEY

(1786-1859)

Saint, Curé d'Ars
Patron de tous les curés  

C'est le 8 mai 1786 que naquit à Dardilly (près de Lyon) celui qui devait devenir le Saint Curé d'Ars.

Mathieu Vianney le père était de famille paysanne ainsi que son épouse Marie Béluse. Ils eurent six enfants.

Son enfance se déroula entre le travail à la ferme et la prière.

C'est à treize ans qu'il fit sa première communion et c'est à ce moment-là qu'il reçut de ses catéchistes les premiers enseignements de lecture et d'écriture.

Quand il eut 21 ans, ce fut l'abbé Balley qui donna ses premières leçons à ce jeune homme pratiquement illettré.

Dès les premières leçons, il éprouvera de très grandes difficultés et ceci tout au long de ses études, mais devenir prêtre de Dieu était son seul désir.

Au séminaire il aura également beaucoup de difficultés.

Son premier examen fut déplorable. Il fut évincé du séminaire.

Toutefois, il entrait dans les desseins de Dieu que Jean-Marie Vianney fut ordonné prêtre. C'est une nouvelle fois avec la ténacité de l'abbé Balley qu'il fut interrogé seul et par un seul examinateur. Il répondit de façon à peu près convenable.

C'est en la chapelle du séminaire que le 23 juin 1815, Mgr Simon évêque de Grenoble, l'ordonna diacre.

En raison de la période trouble, il fut ordonné prêtre plus tôt, le 13 août, à l'âge de vingt-neuf ans.

Le dimanche 20 août il célébra la messe dans l'Église d'Écully.

L'abbé Balley s'imposait un jeûne rigoureux, mais Jean-Marie Vianney se trouvait bien dans cette ambiance. C'était entre eux une émulation dans leur comportement de pénitents.

C'est le 13 février 1818 que M. Vianney est arrivé dans le petit village d’Ars. Dès le début il se fit remarquer par sa bonté, sa gaieté, sa vertu et sa grande piété.

L'ambition du nouveau curé était de faire du village une terre de sainteté. Ses efforts pour rechristianiser le village restèrent d'abord sans résultats, puis son charisme fit des miracles.

Lors de ses remplacements dans les paroisses voisines il se fit vite une réputation de sainteté, son confessionnal était toujours assiégé. 

Il est bien évident qu'il fut l'objet de critiques, d'ironies de la part d'autres prêtres, et d'accusation qui ne le laissèrent pas insensible, ainsi que d'enquêtes de l'Évêché.

Jean-Marie Vianney disait : « J'étais tourmenté le jour par les hommes, la nuit par le démon, et cependant j'éprouvais une grande paix, une grande consolation ».

De fait, La nuit il était tourmenté par le démon qu'il appela le « grappin ».

C'est en 1824 que sont apparus les premiers bruits. Plusieurs prêtres furent les témoins de cette lutte qui n'effrayait nullement M. Vianney.

Jean Marie Vianney, malgré toutes ses privations et son état de santé chancelante était débordant d'activité et toujours à la recherche du bien qu'il pouvait faire. C'est ainsi que l'éducation des enfants lui tenait particulièrement à cœur. C'est grâce à sa ténacité et à la bonne volonté de quelques personnes que la première école allait voir le jour.

Ils s’occupa aussi des orphelins et « des jeunes pauvresses abandonnées » Il trouvera toujours au bon moment l'argent nécessaire, mais non sans crainte, pour faire les travaux et nourrir ces pauvres enfants.

Par ailleurs, de nombreux faits inexpliqués sont intervenus comme la guérison d'une fille qui avait perdu l'usage de ses jambes, la guérison d'un jeune ouvrier lyonnais qui éprouvait de très violentes douleurs à la jambe...Mais ce qui importait pour M. Vianney était seulement de guérir les âmes.

Il avait une grande dévotion À la Sainte Vierge à qui il consacrera les habitants d'Ars, et à Sainte Philomène à laquelle il vouait une confiance absolue.

C'est le 4 août 1859 que le Saint Prêtre est retourné vers Dieu et les Saints du Ciel.

Le 3 octobre 1874 Jean-Baptiste Vianney a été proclamé Vénérable par Pie IX et le 8 janvier 1905, il a été déclaré Bienheureux.

Le Pape Pie X l'a proposé comme un modèle au clergé paroissial. Et en 1925, Pie XI l'a canonisé.

Le Pape Benoit XVI l'a proposé comme patron de tous les curés.