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Maximilien KOLBE

(1917-1941)

Saint, franciscain,
prêtre, martyr,
fondateur de
la Milice de l'Immaculée

 Il naît à Lodz en Pologne.

Raymond Kolbe, le futur saint Maximilien (canonisé par le Pape Jean-Paul II, le 10 octobre 1982), est né le 7 janvier 1894 de modestes tisserands polonais.

Son père est très doux, un peu taciturne. Sa mère, Marie, est énergique et travailleuse.

Outre deux enfants morts en bas âge, le foyer compte trois garçons, François, Raymond et Joseph.

Raymond est violent, indépendant, entreprenant et têtu. D'un naturel vif et primesautier, il éprouve souvent la patience de sa mère qui s'écrie un jour : « Mon pauvre enfant, que deviendras-tu ?» 

La réprimande provoque chez le petit une véritable conversion. Il devient sage et obéissant.

Il entre à 16 ans chez les Franciscains conventuels.

 En 1917, alors qu'il est encore étudiant, il fonde avec quelques frères "la Milice de l'Immaculée", mouvement marial au service de l'Eglise et du monde. 

Prêtre en 1918, il enseigne la philosophie et l'histoire.

 Dès 1922, il fonde un mensuel pour diffuser la pensée de la Milice et, un peu plus tard, il crée un centre de vie religieuse et apostolique appelé "la Cité de l'Immaculée".

En 1930, il se rend au Japon où il fonde encore une autre "Cité". Maximilien est très soucieux de la diffusion de la pensée religieuse par les moyens modernes, les médias.

Il rentre définitivement en Pologne en 1936.

Fait prisonnier en 1939, battu, libéré, puis de nouveau arrêté en février 1941, il est déporté au camp d'Auschwitz en mai.

À la fin de juillet 1941, un prisonnier du bloc 14, celui du Père Maximilien, s'est évadé. Le chef de camp avait prévenu que, pour chaque évadé, dix hommes seraient condamnés à mourir de faim et de soif. Un des malheureux désignés pour la mort s’écrie : «Oh! ma pauvre femme et mes enfants que je ne reverrai plus!»

Alors, au milieu de ses camarades interdits, le Père Maximilien se fraie un chemin et sort des rangs. « Je voudrais mourir à la place d'un de ces condamnés », et il désigne celui qui vient de se lamenter. « Qui es-tu ?» demande le chef. « Prêtre catholique », répond le Père. Car c'est comme prêtre catholique qu'il veut donner sa vie. L'officier, stupéfait, garde un moment le silence puis accepte l'héroïque proposition.

Dans le bloc de la mort, les geôliers se rendent compte qu'il se passe quelque chose de nouveau. Au lieu des cris de détresse habituels, ce sont des chants qu'ils entendent. La présence du Père Maximilien a changé l'atmosphère de l'affreuse cellule. Le désespoir a fait place à une aspiration pleine d'espérance, d'acceptation et d'amour, vers le ciel, vers la Mère de Miséricorde. À la veille de l'Assomption, seul le Père Maximilien est pleinement conscient. Au moment où les gardes entrent pour l'achever, il est en prière. Voyant la seringue, il tend lui-même son bras décharné à la piqûre mortelle.

De son vivant, saint Maximilien Kolbe aimait à répéter :

« Sur cette terre, nous ne pouvons travailler que d'une seule main, car de l'autre nous devons bien nous cramponner pour ne point tomber nous-mêmes. Mais au Ciel, ce sera différent ! Point de danger de glisser, de tomber ! Alors nous travaillerons bien plus encore, de nos deux mains !»

Il fut canonisé par le Pape Jean-Paul II, le 10 octobre 1982

Le père de famille était présent au jour de la canonisation du P. Kolbe à Rome.