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Jeanne-de-Chantal-FREMYOT

(1752- )

Sainte, fondatrice

 Née le 23 janvier 1572, dans une famille noble, à Dijon, Jeanne-Françoise Frémyot est la fille de Bénigne Frémyot, magistrat et président du parlement de Bourgogne et de Marguerite Berbisey.

Sa mère décède alors qu’elle n’a que 15 mois.

En recherche perpétuelle et passionnée de Dieu, chacune des étapes de sa vie est ponctuée par cette quête et cette proximité avec le Seigneur.

Âgée de 20 ans, elle fut donnée en mariage à Christophe de Rabutin, baron de Chantal. Ce fut un couple très uni et heureux. De cette union six enfants naîtront, dont quatre seulement survivront.

Le couple connut huit années de bonheur et d’amour sincère jusqu’au tragique accident de chasse, en 1600, qui frappa le baron. Emporté quelques jours plus tard, ses derniers jours furent très pieux.

 Jeanne est alors veuve à 28 ans et dans sa tristesse et son deuil, se console inlassablement dans les bras de Dieu.

C’est dans ce contexte que quatre ans après le décès de son mari, lors d’une retraite de carême à Dijon, qu’elle rencontre François de Sales, qui est alors évêque de Genève,

Une phrase prononcée par François de Sales la bouleversa et résonnera tout au long de la vie de Jeanne :

« Il faut tout faire par amour, et rien par force ; il faut plus aimer l’obéissance que craindre la désobéissance ».

De cette rencontre naît une amitié sincère et une entente immédiate, et François devient alors son directeur spirituel.

Il lui propose de fonder un institut féminin contemplatif, ouvert à toutes les femmes, quelle que soit leur condition.

Le discernement fut long pour cette femme dynamique. La lutte pour vivre sa vocation fut ardue et semée d’embûches : son père souhaitant la remarier.

Il fallut également trouver une stabilité et s’assurer de l’avenir serein et convenable de ses enfants.

C’est finalement en 1610, que le temps des adieux à ses enfants et à son père sonna.

Jeanne part pour Annecy et fonde, le 6 juin 1610, avec François et trois autres religieuses l’Ordre de la Visitation-Sainte-Marie, ordre qui concilie contemplation et service des malades.

Cette congrégation se développe rapidement, d’abord en France puis à travers l’Europe. À la mort de François de Sales, le 28 décembre 1622, Jeanne prend la tête du gouvernement de l’Ordre, soit 13 monastères existants, qu’elle dirige avec fermeté et habilité.

Elle meurt le 13 décembre 1641, à la Visitation de Moulins, alors que l’Ordre compte 87 couvents.

 Béatifiée en 1751, elle est canonisée par Clément XIII le 16 juillet 1767.